EXCLUSIF : « Je vais continué de me battre, c’est ce qui me caractérise. » (Yoane Wissa)

À 26 ans, Yoane Wissa vit actuellement sa deuxième saison sous le maillot de Brentford après avoir validé les étapes une par une du National à la Premier League en passant par la Ligue 2 et la Ligue 1. Au lendemain du Boxing Day, c’est d’une voix souriante que l’international Congolais a évoqué son parcours pour Onze Mondial.

sort tout juste du Boxing Day, c’est le deuxième que tu vis depuis ton arrivée à Brentford. Peux-tu décrire cette période particulière ?

C’est un moment particulier. C’est en période de fêtes, les gens en profitent pour célébrer un peu plus et ça se ressent au stade. Ça a une saveur particulière de vivre un Boxing Day en Angleterre, on est un peu des privilégiés.

Lors de ton dernier match, Brentford menait 2 – 0 face à Tottenham avant de se faire remonter à 2 – 2. Quelle est ton analyse sur cette rencontre ?

C’est dommage, on est passé à côté de quelque chose de bien. Mener 2 – 0 face à ce type d’équipe, ce n’est pas donné. Mais on sait que les Spurs sont aussi des adeptes de ce genre de remontées. Ils ont été relancés grâce à ce but de Harry Kane, je pense qu’on ne s’y attendait pas. On a été mis dos au mur, mais on a su bien résister pour garder au moins le nul, même s’il y a quand même un petit regret.  

on Joue chaque match pour gagner, quelle que soit l’équipe en face. Ça ne sera pas un match facile mais on va aller là-bas avec nos armes en essayant de bonifier le nul obtenu contre Tottenham.

Tu es arrivé ici il y a un an et demi, comment le club t’a contacté à l’époque ?

Brentford est venu vers moi environ un an avant mon arrivée. On avait discuté mais comme on venait de monter avec Lorient je voulais faire mon année en Ligue 1 avant de partir. C’est ce qui a été fait et aujourd’hui je suis très content d’être ici.

Même si tu as du temps de jeu, tu n’es pas souvent titulaire. Comment vis-tu ce statut ?

Tout le monde veut jouer tous les matchs ! Le plus important est d’être fort mentalement pour pouvoir prétendre à avoir du temps de jeu, après le coach fait ses choix et a son équipe en tête. Il faut faire en sorte qu’il dorme un peu mal la nuit (rires) ! Il faut continuer à se battre et à respecter tout le monde.

Le mercato d’hiver va débuter très prochainement, un départ n’est pas du tout à l’étude pour toi ?

Non, pour l’instant, on n’en est pas là. On verra bien ce qu’il en est pour la suite mais je me sens bien à Brentford.

En quelques années, tu es passé du National 1 (2016 avec Châteauroux) à la Premier League aujourd’hui en passant par toutes les étapes. Comment expliques-tu cette capacité à te mettre au niveau à chaque fois ?

Je pense que c’est l’aspect mental qui a compté. J’ai toujours continué à me battre et c’est ce qui me caractérise. Rien ne m’a été donné que ce soit à Châteauroux, à Laval, à Ajaccio ou à Lorient. J’ai toujours dû aller chercher et je vais continuer à le faire.

Depuis que tu es en Premier League, y a-t-il un stade qui t’a marqué en particulier ?

En réalité tous les stades m’ont marqué ici. Après il y a des stades plus mythiques que d’autres comme Old Trafford ou Anfield. Ce sont des stades qui nous évoquent plus de souvenirs des grandes affiches de Premier League ou de Ligue des Champions qu’on suivait étant plus jeune. C’est plutôt le nom des équipes qui me fait le plus d’effet. Te dire que tu vas jouer contre Manchester United ou contre Liverpool, des équipes avec lesquelles tu as grandi, c’est quelque chose.

Lorient est un peu l’équipe surprise en Ligue 1 cette année. En tant qu’ancien Merlu, que penses-tu de cette belle première partie de saison et es-tu encore en contact avec certains joueurs ?

Bien sûr, je suis en encore en contact avec pratiquement tout le monde. Je les suis en tant que supporter maintenant et ils font énormément plaisir, j’espère que ça va durer. J’espère qu’ils assurent mathématiquement le maintien pour jouer encore plus libérés et aller chercher encore plus haut derrière. Je sais que c’est un club qui ne veut pas brûler les étapes même si là, ils ont de la marge pour espérer mieux. Ils ont une équipe pour viser haut, on voit ce que Lens fait ces dernières années. En-tout-cas, c’est tout le mal que je souhaite à Lorient.

À l’inverse, Angers pointe à la 20e place de Ligue 1. Comment expliques-tu le fait de ne pas avoir réussi ton passage là-bas ?

Je ne sais pas trop. Peut-être que c’est parce que j’étais jeune ou parce que je ne m’attendais pas à ce que le niveau professionnel soit si élevé. Au bout de six mois, j’ai vu que j’avais besoin de jouer. Donc j’ai pris l’opportunité de partir et je pense que ça a été le meilleur choix pour moi d’aller à en prêt à Laval. 

onzemondial

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